Dimanche 23 novembre 2008

Dany Laurent relate l'échouement du « Saluto » en 1904. Ce livre, comportant des documents inédits, permet de porter un regard nouveau et original sur l'histoire de la cité portuaire. En 1985, étudiant à la faculté d'histoire de Rouen, Dany Laurent effectue régulièrement des recherches. Par hasard, il découvre une liste d'émargement émanant du Sénat du grand duché de Finlande indiquant les noms des sauveteurs qui ont secouru les marins du « Saluto », navire en difficulté après son échouement au large du Tréport en 1904. Issu d'une famille de marins pêcheurs Tréportais, l'étudiant en histoire passe en revue chaque nom, et, surprise, en fin de liste, découvre le patronyme de son arrière-grand-père paternel, Dieudonné. Depuis, Dany Laurent a accumulé une somme impressionnante de documents qui relatent l'événement. Une exposition présentée dans les locaux du musée des enfants du vieux Tréport avait donné lieu en 2004 à quelques surprises. Une carte postale représentant la barque dans laquelle avait pris place les sauveteurs a permis, par exemple, à des Tréportais de découvrir le visage de leur aïeul. « Une personne s'est même rendu compte qu'elle était mariée avec un descendant d'un sauveteur du Saluto », précise Dany Laurent.

 

Le compas du navire le coffret à pharmacie, une chaise et une table

L'historien ne s'est pas contenté d'identifier les sauveteurs et les membres de l'équipage du « Saluto ». Il a minutieusement reconstitué leur parcours, y compris la date de leur mariage et de leur première navigation dans le contexte de la vie maritime et du port de l'époque. Des objets provenant du « Saluto » lors de son échouement avaient été récupérés par des familles tréportaises. Cent ans après, Dany Laurent a ainsi pu découvrir le compas du navire, le coffret à pharmacie, une chaise et une table. La plaque du navire a été retrouvée, on ne sait pourquoi, au premier étage d'une maison de Mers, à l'emplacement de l'ancienne agence du Courrier Picard. L'échouement du « Saluto », avec Dany Laurent, est devenu un événement qui permet de porter un regard inhabituel, et original, sur la vie maritime. Autre hasard, David Delafenêtre, l'un des amis étudiants de Dany Laurent, deviendra un spécialiste des migrations fenno-scandinaves vers l'Amérique du Nord. Ancien professeur des universités de Vancouver (Canada), il jouera un rôle essentiel dans les relations que Dany Laurent nouera, pour ses recherches, avec le musée finlandais de Mariehamn. L'aventure du « Saluto », de son équipage et des sauveteurs ne pouvait se conclure que par l'édition d'un ouvrage préfacé par David Delafenêtre, qui résume bien la démarche inscrite à chaque page de ce livre : « C'est en fin de compte le sauvetage d'une partie de la mémoire collective des Tréportais qu'a accompli Dany Laurent. L'autre grand mérite de cette contribution à l'histoire maritime est de mettre en relief la connexion qui existe entre le patrimoine culturel et socio-économique de différentes cités portuaires ».

De notre correspondant JACKY MAUSSION

http://www.courrier-picard.fr/

Le livre sur l'échouement du Saluto comprend 48 pages sur un format A4. Il comporte soixante illustrations et sera vendu au prix de 14,50 euros. Une souscription est d'ores et déjà ouverte. Il devrait être à la disposition du public le 15 décembre. Renseignements : 02 35 86 13 36. Dany Laurent a publié l'année dernière « Le Tréport et ses gens de mer aux XVIIe et XVIIIe siècle ».

 

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Vendredi 24 octobre 2008

Paru dans le JDD Dimanche 11 Mai 2008

Par Anne-Laure BARRET
Le Journal du Dimanche


Durant la Grande Guerre, quelques 600 poilus sont exécutés "pour l'exemple". Leur crime? Avoir déserté la ligne de front. Quatre-vingt dix ans après, leur réhabilitation est à l'étude. C'est ce qu'a annoncé dimanche sur France Info le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, Jean-Marie Bockel. Le JDD a rencontré des personnes qui se battent pour la mémoire de ces soldats.
C'est un médecin qui s'est mis en tête de prendre soin d'un mort. Dès qu'il range son stéthoscope, Bruno Garraud, généraliste au Tréport (Seine-Maritime), plonge dans l'histoire de la Première Guerre mondiale, son autre passion. Une voisine d'un certain âge attire un jour son attention sur le malheureux destin d'un certain André Lecroq, fusillé pour l'exemple en 1915. Après l'armistice, alors que l'on pleurait les poilus tombés au champ d'honneur, le soldat Lecroq fut, lui, banni du monument aux morts et sa veuve privée de pension. Son crime ? Avoir abandonné la ligne de front pour rejoindre, dans un état second, le poste de commandement.

Là où la justice militaire a condamné un "abandon de poste", Bruno Garraud diagnostique, en s'appuyant sur le compte rendu du conseil de guerre, un état de folie passagère. "Ce n'était ni un salaud ni un lâche, plutôt un courageux. Mais la guerre l'a rendu fou." Comme l'attestent les archives, Lecroq aurait mérité la clémence réclamée par ses supérieurs directs. Mais "le général de brigade a voulu faire un exemple. Le combat était rude, il fallait stimuler les troupes". A force de conviction, le médecin a obtenu que le nom du soldat fusillé ("une victime de guerre comme les autres") soit rajouté sur le monument aux morts.

Preuve que tous les comptes n'ont pas été soldés avec la plus grande saignée de l'histoire de France. Quatre-vingt-dix ans après la fin du conflit, ils sont encore des dizaines de remue-mémoire à se battre pour le souvenir des quelque 600 poilus fusillés pour l'exemple entre 1914 et 1918. Parmi eux, on trouve des passionnés d'histoire déterminés à laver l'honneur de ces anti-héros, des descendants des combattants frappés d'opprobre qui bataillent pour déterrer les secrets de famille et une poignée de militants pacifistes, convaincus que l'heure de la réhabilitation a enfin sonné.


"Le droit à la désobéissance"

Fer de lance de ce combat avec la Ligue des droits de l'homme (LDH), l'association La libre pensée - qui organise un rassemblement samedi prochain à Craonne (Aisne) - a été reçue le mois dernier par Edouard Guillaud (1), chef d'état-major particulier du président de la République. "Nous avons été écoutés avec attention. Serons-nous entendus ? Il est difficile de faire un pronostic. D'un côté, il n'est pas impossible que les choses bougent car ce serait un beau symbole pour le 90e anniversaire de la fin de la guerre. De l'autre, il est à craindre qu'un gouvernement de droite ne veuille pas mettre en avant le droit à la désobéissance", hésite Christian Eyschen, secrétaire général de l'association.

Si l'Elysée se refuse à tout commentaire, le dossier y est bien à l'étude, dans le cadre d'une réflexion plus globale sur la commémoration de 14-18 après la mort du dernier poilu français. Même prudence dans l'entourage du secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants, où l'on précise toutefois avoir exhumé les minutes des conseils de guerre de l'époque : "Nos spécialistes ont commencé l'examen des 600 condamnations à mort."

La demande de réhabilitation des fusillés pour l'exemple n'est pas nouvelle. Venu honorer la mémoire des combattants du Chemin des Dames, à Craonne, en 1998, Lionel Jospin, alors Premier ministre, avait souhaité que les fusillés "réintègrent pleinement notre mémoire collective nationale". Le discours avait suscité un tel tollé à droite, en cette période de cohabitation, qu'il avait été abandonné en rase campagne. "L'opinion publique est peut-être plus mûre aujourd'hui. Le président de la République pourrait avoir la tentation de faire un joli coup politico-historique en abordant un thème cher à la gauche au moment où la France s'apprête à prendre la présidence de l'Union européenne", analyse un connaisseur de la question.


"Le temps d'une mémoire apaisée"

Au niveau local, en tout cas, le clivage droite-gauche s'est évaporé. Le conseil général de l'Aisne a ainsi adopté, le 16 avril dernier, à l'unanimité, un voeu invitant la France à "reconnaître" les fusillés et à inscrire leurs noms sur les monuments aux morts : "Sans chercher à réécrire l'histoire ou à l'instrumentaliser, peut désormais venir, après le temps des tabous et des polémiques, le temps d'une mémoire apaisée."

Les historiens, eux, ne sont ni unanimes... ni apaisés. Jean-Jacques Becker, professeur émérite de l'université Paris X-Nanterre et grand spécialiste de la guerre (2), est plutôt hostile à une éventuelle réhabilitation. "De quoi se mêle le conseil général de l'Aisne ?" demande-t-il. La notion même d'exemplarité des condamnations lui semble discutable: "Ces soldats ont été jugés par les tribunaux militaires, il y a sans doute eu des erreurs judiciaires mais la forme a été respectée. Il serait faux de dire qu'ils n'étaient coupables de rien."

S'il refuse de prendre une position tranchée, le général André Bach (3), ancien chef du Service historique des armées, estime, lui, que le sort des fusillés mérite d'être réexaminé : "Les contraintes sur la troupe ont été très fortes. Dès le début de la guerre, on a fusillé pour l'exemple, les archives le démontrent." Cet ancien parachutiste ajoute qu'il n'est jamais inutile de lever le voile sur les tabous: "La peur dans les yeux des soldats, je l'ai vue pendant la guerre du Liban. Cette expérience du terrain a peut-être nourri ma réflexion."

(1) Un rendez-vous rapporté par le site Mediapart.
(2) L'Année 14, Armand Colin.
(3) Fusillés pour l'exemple - 1914-1915, Tallandier.

 

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Jeudi 23 octobre 2008
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Dany Laurent, professeur d’histoire originaire du Tréport et membre actif de l’association des Enfants du Vieux Tréport, vient tout juste de publier un livre intitulé “Le Tréport et ses gens de mer aux XVIIe et XVIIIe siècle”, sorti le week-end dernier. Ce livre est en fait l’aboutissement de nombreuses années de travail menées dans le cadre d’un mémoire de maîtrise universitaire; en effet, en 1987, Dany Laurent a commencé à copier un à un les différents actes de baptêmes, de mariages et de sépultures concernant la ville du Tréport, d’abord datant du XVIIIe siècle, puis du XVIIe. Au total, la consultation des archives municipales et départementales l’ont amené à recenser plus de 16000 actes et à reconstituer et classer les familles, par ordre alphabétique et par couple. Une fois recopiées, ce sont 2000 fiches de familles que Dany Laurent a enregistrées sur ordinateur. Ces 500 à 1000 pages de statistiques ont ensuite permis à cet historien passionné d’étudier les mouvements de conception et de mariage des gens; ainsi, il s’est par exemple rendu compte qu’à cette époque là, lors de la saison du hareng, les mariages et la conception d’enfants diminuaient systématiquement.

 

Avec cet ouvrage, réplique exacte de son mémoire universitaire (les bibliographies en moins), Dany Laurent avait pour objectif de réaliser un livre pédagogique accessible à tous. C’est dans cette optique que parmi les 160 pages que comprend l’ouvrage, l’historien a décidé d’insérer plus de 90 illustrations dont la plupart sont inédites. Pour les plus passionnés, Dany Laurent a également laissé ses quelque 230 notes, renvoyant aux divers ouvrages auxquels il s’est référé.

 

Un ouvrage unique

 

Par ailleurs, notons que “Le Tréport et ses gens de mer aux XVIIe et XVIIIe siècle” a valeur d’exemple puisqu’il s’agit du tout premier ouvrage relatant une étude démographique concernant un port haut-normand.

 

Avec ce livre, c’est l’occasion pour jeunes et moins jeunes de découvrir l’histoire de leur région, de leur ville et d’apprendre, par exemple, qu’entre le XIIIe et le XVIe siècle, la ville du Tréport fut brûlée une douzaine de fois, d’où l’absence plus ou moins importante de monuments anciens. Parmi les différentes planches d’illustrations qui composent l’ouvrage, on trouve, entre autres, différents documents relatifs à la Tour François Ier, qui se trouvait à proximité des locaux actuels du Musée des Enfants du Vieux Tréport, mais aussi des plans de l’Hôtel de Ville datant de 1781, ou encore d’anciens plans de Criel-sur-Mer laissant apparaître des fortifications et une cour.

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Source :

http://www.linformateur.com/news/fullstory.php/aid/6558/Le_Tr%E9port_d'antan_analys%E9_par_un_Tr%E9portais_d'aujourd'hui_.html

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Mercredi 22 octobre 2008

 

Paru le : 13 Avril 2006
Éditeur : Privat, Toulouse
Genre : Roman historique
Auteur :  Bruno Garraud

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Résumé

Une enquête où l'appât du gain devient le principal enjeu. D'un enfer, à l'autre, des tranchées au Débarquement en passant par le bagne de Guyane, Dempsey, Ernst, Lufbery et les autres tentent de faire face aux situations extrêmes auxquelles ils sont confrontées : amour, meurtre, évasion, aventure. Une partie de l’action se déroule  au Tréport.

Quatrième de couverture

Histoire de guerre ou d'argent ? Affaire de soldats ou de chercheurs de trésor ? Héros ou crapules ?
Croix de bois, croix de fer, si je mens... est plus qu'un simple récit de combat ; il met en scène une véritable enquête où l'appât du gain devient le principal enjeu. D'un enfer à un autre, des tranchées au débarquement en passant par le bagne de Guyane, Dempsey, Ernst, Lufbery et les autres tentent de faire face aux situations extrêmes auxquelles ils sont confrontés : amour, meurtre, évasion, aventure...
Les destinées de ces hommes, pourtant de nationalités et de milieux sociaux différents, se rejoignent des deux côtés du front. La recherche d'un trésor les réunit alors qu'apparemment rien ne les rapproche si ce n'est la convoitise. C'est ce fil rouge qui les mènera peut-être au fameux butin caché au val au Prêtre, non loin de Dieppe. Qui donc, dans ce roman réaliste teinté d'humour, relèvera le mieux le défi : « Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer » ?

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Mardi 21 octobre 2008

Le trésor du val au Prêtre, la valleuse qui descend vers la Manche entre Belleville-sur-Mer et Berneval-le-Grand, a-t-il existé ? Non ! Féru d’histoire, publie un roman qui invente une chasse autour de ce trésor mystérieux.

 
Aujourd’hui encore, les rumeurs courent la campagne. Dans les cercles fermés des chasseurs de trésors, il se dit que le val au Prêtre abrite un mystérieux pactole. Nul ne l’a jamais trouvé. Pour d’autres, il se murmure que M.B., ferrailleur dieppois au début des années 1960, avant d’entamer une brillante ascension sociale qui l’amena dans le petit noyau des décideurs économiques de la région dieppoise, aurait trouvé par hasard, aux alentours de 1964, une grosse quantité d’or dans les remblais de la zone industrielle en construction. Est-ce le même or que celui du val au Prêtre amené là par les hasards des besoins d’un chantier ? Seul un des ces promeneurs assidus qui arpentent le val au Prêtre régulièrement avec un détecteur de métaux ou un archéologue qui fouillerait d’ici quelques siècles la zone industrielle de Dieppe pourraient nous fournir la réponse »…

 

Ainsi s’achève le premier roman de Bruno Garraud, médecin tréportais né à Dieppe, fils du conseiller général Jean Garraud, frère de l’avocat François Garraud et élu de Blangy-sur-Bresle. Ce féru d’histoire - et d’histoire locale en particulier - vient en effet de publier chez Privat « Croix de bois, croix de fer, si je mens… », une pure fiction qui se déroule dans le milieu des combattants de 1917 qui retourneront au front un certain… 19 août 1942 où s’achève l’histoire.

 

Pour nous, c’est là que commence le mystère. Ainsi donc, une légende courrait sur le val au Prêtre, cette valleuse qui descend vers la Manche entre Belleville-sur-Mer et Berneval-le-Grand ? A part un coteau usé par les pneus des motos de cross qui le rabottent, nous n’avons pas trouvé d’arbres marqués des lettres Y, M, C et A. Encore moins de trésor… En fait, Bruno Garraud a tout inventé de A à Z… Dommage !

 

« L’or ! L’or ! Si près, au val au Prêtre »

 

Car dans la fiction de Garraud, c’est là que deux soldats, le Français Dupré et le Canadien Lufbery, cachèrent, le 25 août 1917, un magot repris à des Allemands faits prisonniers en mission ultra-secrète. Ils devaient convoyer un magot. « L’or provenait du pillage d’Amiens. Le 31 août 1914, les troupes allemandes, talonnant les Français qui se retiraient, occupèrent la ville. Elles s’emparèrent de fourgons d’intendance contenant des lingots d’or. le pillage des banques et des maisons particulières arrondit le trésor de guerre ».

 

Mais la mission allemande est faite prisonnière par les Anglais. Le Canadien est mis dans la confidence de l’or, et avec le Français, il va le cacher à Belleville. « Ils traversèrent Berneval où de petites chaumières se dressaient autour d’une mare, et poursuivirent par la route littorale. Au bout d’un kilomètre, Dupré désigna une valleuse qui descendait vers la mer. Un petit chemin se perdait dans le feuillage d’arbres qui poussaient dans le fond de la valleuse, à l’abri du vent si fréquent dans la région. Le Canadien escalada un talus en s’accrochant à l’herbe (...) L’endroit lui convenait. Il rejoignit Dupré, prit deux pelles et deux pioches à l’arrière du camion et entraîna son complice.»

 

« - Nous allons creuser auprès de ces quatre petits arbres (...) Une fois le trou creusé, une heure fut nécessaire pour ramener les caisses jusqu’à la cachette. Ils recouvrirent l’emplacement avec des mottes de terre et quelques branchages. Le Canadien sortit son couteau et grava une lettre dans l’écorce de chacun des quatre arbres : Y, M, C, A.

 

La suite de l’histoire, et les pérégrinations des soldats anglais, français, canadiens et allemands qui connaissent l’existence de cet or, se passent à Dieppe, Biville, Criel, Le Tréport, le bagne de Cayenne en Guyane, l’Amérique du Sud et de nouveau Dieppe et son « bagne », la prison du Pollet. Pour s’achever un certain

19 août 1942, lors du débarquement anglo-canadien où décède sur la plage de Dieppe le dernier aventurier dans la confidence, un certain Dempsey. Qui dans un dernier souffle murmure à sœur Marie-Dominique : « L’or ! L’or ! Si près… Au val au Prêtre. - Que dites-vous, mon fils ? Vous voulez un prêtre ? »

 

O.B.

 

Le 19 août 1942 vu par le romancier

Morceaux choisis de la fin du roman qui se déroule sur les plages du raid anglo-canadien du 19-Août-1942 :

 

- « Enfin, après des mois d’attente, d’entraînement, d’espoirs déçus, les hommes allaient s’élancer de Portsmouth vers Dieppe ce 18 août 1942 ».

 

- « Alors que son landing-craft dépassait la jetée du port de Southampton, cap sur Puys, à trois kilomètres à l’est de Dieppe (...) Il se murmura alors que l’on allait débarquer à Dieppe. Dieppe ! Depuis longtemps déjà, ce nom était gravé dans sa mémoire comme un Eden inaccessible où, un jour peut-être, il irait chercher l’or que son père n’avait pu aller prendre avant sa mort ».

 

- « Le 19 août 1942, à 4 h 45, le premier landing-craft accosta dans l’obscurité sur Yellow Beach n° 2, nom de code de la plage de Belleville-sur-Mer (...) Le gros du commando n° 3 débarquait à Berneval (...) A 7 h 45, à court de munitions, le commando se replia. Un homme descendit en avant-garde à la plage pour avertir le landing-craft par un tir de fusée. Les autres dégringolèrent ensuite vers la mer par le val au Prêtre ».

 

- « Jack Lufbery était mort, comme deux cent six autres hommes de son régiment, étalés sur les galets de Puys ou entassés sur un mètre de hauteur au pied du mur infranchissable. Dans l’aube naissante, la première vague d’assaut fonçait droit sur Dieppe. L’Essex Scottish débarquerait à 5 h 20 sur la partie est de la plage baptisée « Red Beach ». Dempsey, lui, serait à l’ouest, sur White Beach, avec le Royal Hamilton Light Infantry (...) Le régiment était cloué par la puissance de feu des Allemands retranchés dans les maisons du front de mer et dans le casino fortifié ».

 

- « A 11 heures, l’ordre de rembarquement grésilla dans les radios »…

 

                                                Source : Les Informations Dieppoises

                         http://www.infos-dieppoises.fr/Archives2006/RomanBrunoGarraud.htm 

 

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Lundi 20 octobre 2008

Publié le:  27 décembre 2007

 

Jeudi 20 décembre, une présentation de roman avait lieu au lycée professionnel Le Hurle-Vent. L’auteur Bruno Garraud était venu parler avec les jeunes de son livre « Croix de bois, Croix de fer, Si je mens… ». Les élèves avaient auparavant étudié certains de ces textes en classe.

Au cœur de l’ouvrage, l’histoire locale lors de la première guerre mondiale. Une fiction dont la trame repose sur des faits réels, à l’époque les Terrasses étaient une zone d’hôpitaux militaires britanniques (anglais, canadiens et australiens). Cinq hôpitaux y fonctionnaient à plein régime. On y a dénombré jusqu’à 10.000 blessés et 1500 membres du personnel militaire. À noter que la population actuelle du Tréport est de 7000 habitants. Il reste aujourd’hui quelques traces de ces hôpitaux, comme les deux cimetières britanniques où les morts étaient enterrés. Les blessés arrivaient du front par train. De fin 1914 à début 1919, il pouvait arriver jusqu’à 1000 blessés par jour, la plupart, tombés lors de la bataille de la Somme.

Un tiers du livre se passe donc sur ces lieux. « Je me suis inspiré d’un fond historique sur lequel j’ai greffé une histoire de fiction et une intrigue policière », explique l’auteur. « Mon point de départ a été un article dans un journal de l’époque. Lors de l’offensive de la Somme, des ballons de foot ont été lancés par les Français entre les lignes françaises et allemandes pour pousser les soldats à sortir des tranchées. Ils devaient aller «marquer des buts» dans les lignes allemandes tout en se faisant tirer dessus. J’ai trouvé cela extraordinaire, mais je ne voulais pas en faire un livre historique», ajoute t-il. D’où cette fiction qui a permis aux élèves de pouvoir resituer leur histoire familiale.

Quatre classes ont participé à l’étude, sous la direction de leur professeur de lettres, Patrick Texier, les 3e DP6 (découverte professionnelle), les 1e bac pro secrétariat, les 2° VAM (vente action marchande) et les 2° MDS (métiers du secrétariat). Ils ont effectué un parcours de lecture en cours de lettre et d’histoire. Pendant la demi-heure de conférence, Bruno Garraud a fait circuler des documents de l’époque et des photos. Ensuite, les jeunes ont pu lui poser toutes les questions qu’ils souhaitaient sur son travail et sur le volet historique, la région en 14-18.

Source : L'Informateur
http://www.linformateur.com/news/fullstory.php/aid/6815/Au_Tr%E9port_:_Les_lyc%E9ens_d%E9couvrent_leur_histoire.html

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Dimanche 19 octobre 2008

Un auteur à la Bibliothèque d'Ault
Les journées du patrimoine ont été marquées à Ault par l'intervention d'un médecin tréportais en la   personne de Bruno Garraud qui a présenté son livre 'Croix bois croix de fer... à des lecteurs qui s'étaient déplacés à la bibliothèque.
L'ambiance était détendue, assis autour d'une table, sirotant un café préparé par la bibliothèque, Odile Caillet, les lecteurs ont apprécié entendre M. Garraud, citer certains passages de son ouvrage. Mais ce qui suscitait leur curiosité était  de connaître l'existence ou non du 'trésor.
Si l'auteur du roman s'est attaché à respecter l'authenticité historique, (l'histoire se déroule au Tréport), en revanche, il s'est permis quelques écarts en inventant de toutes pièces un trésor
. 'C'est un sujet sur lequel, j'ai beaucoup été interrogé, chacun voulant savoir si le trésor existant vraiment....s'amuse M. Garraud. 
Puis il a terminé son intervention en proposant un jeu. Les lecteurs devaient expliquer, en effet ce qu'était devenu chacun des personnages qui apparaissent dans l'ouvrage.

C. Legrand
http://www.linformateurdeu.fr/



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Samedi 5 juillet 2008

L'Informateur
Publié le  21 février 2002

Natif du Tréport mais “exilé” en région parisienne, Jean-Luc Dron est un passionné de généalogie et pour assouvir cette passion, élargir son champ de recherche, il a découvert un outil efficace, internet. Mais il ne s’est pas contenté de surfer, il a décidé de créer son propre site pour partir à la recherche de ses aïeux ou de ses lointains cousins.

“C’est ma passion pour la généalogie qui m’a amené à réaliser un site web. Eloigné de ma Normandie natale depuis 1985, j’ai éprouvé le besoin de retrouver mes racines, de m’interroger sur mes ancêtres, pour comprendre d’où je viens.

Depuis toutes ces années, j’ai rassemblé une grande quantité d’informations sur le millier de personnes qui m'ont précédé et la dizaine de milliers de celles avec qui j’ai un lien de sang ou d’alliance. Mon ascendance est localisée entre Abbeville, Neufchâtel et Dieppe avec une forte concentration dans les cantons d’Eu et d’Envermeu.

Pour moi la généalogie, c’est d’abord la découverte de mes ancêtres et de leur histoire dans l’Histoire. C’est aussi une ouverture sur les autres, un besoin d’échanger et de communiquer.

J’ai d’abord publié mes informations et posé mes questions dans les revues spécialisées en généalogie, revues nationales ou associatives. Ces publications étaient suivies de quelques courriers au rythme de la périodicité de ces publications.

Fin 1998, j’ai mesuré l'intérêt que représentait Internet pour communiquer, pour mettre à disposition ces informations et amorcer des échanges conviviaux et fructueux avec des personnes qui recherchent sur les mêmes lieux, les mêmes familles. Le web permet de mettre en relation des personnes qui résident parfois à des milliers de kilomètres. Le rythme des contacts devient alors journalier.

Lorsque j’étais administrateur du Cercle Généalogique Rouen Seine-Maritime (CGRSM), j’ai commencé par créer le site de l’association. Les outils mis à disposition par l’hébergeur (kit de connexion) comportant un éditeur permettent de réaliser des pages web. Sans connaissance du domaine informatique et après quelques jours de grand tâtonnement et quelques verdeurs dans mon langage, j’ai réussi à mettre en ligne ce premier site.

Fort de cette expérience, je suis passé à la réalisation de ma page personnelle. En plus de mes données généalogiques et de la traditionnelle page de liens vers les sites de référence, j’ai ajouté des informations ayant trait aux villages où ont vécu mes ancêtres. Baromesnil, berceau de la famille Dron, St Rémy en Campagne (devenu St Rémy Boscrocourt), Avesnes en Val, Fresnoy en Campagne (Fresnoy Folny), le tout agrémenter de quelques cartes postales anciennes.

Cette page personnelle (http://perso.wanadoo.fr/jean-luc.dron/) m’a permis d’entrer en contact avec des cousins très éloignés (20e degré) ou très proches. Cela me permet également de faire découvrir mes autres centres d'intérêts et par là même d’échanger avec des non-généalogistes.

Dans le cadre des travaux d'intérêt collectif conduit par le CGRSM, j’ai participé avec quelques autres passionnés aux relevés systématiques des registres paroissiaux des cantons d’Eu et d’Envermeu pour dresser les listes des mariages (parfois des baptêmes et des décès) pour des périodes allant de 1550 à 1802. Une grande partie de ces travaux est accessible sur le web sur des pages personnelles (dont la mienne) ou d’associations. Nous avons porté un intérêt particulier à St Nicolas d’Aliermont et son activité horlogère et nous avons réalisé avec quelques amis un site spécifique sur ce village chargé d’histoire.

A côté de ces sites web, Internet permet via des listes de diffusion de mettre en relation les généalogistes. Une liste spécifique à la Seine-Maritime permet à 300 personnes d’échanger chaque jour des informations, de poser des questions, de répondre. Cette liste apporte ainsi une aide très précieuse pour les généalogistes éloignés”.


Quelques adresses utiles :


http://jeanluc.dron.free.fr
http://geneanormandie.free.fr/
http://www.chez.com/geneasna/
http://www.francegenweb.org/cgw/



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