
commentaire Jean-Luc Dron
http://jeanluc.dron.free.fr



Musidora (de son vrai nom Jeanne Roques), 1889-1957 est une actrice et réalisatrice française. Fin 1915, Louis Feuillade, rendu à la vie civile, lui offre le rôle de sa vie, celui de Irma Vep dans Les Vampires, un film en dix épisodes, un rôle de vamp et de
femme fatale qui lui apporte la gloire et l’installe définitivement dans la mythologie du cinéma.
Collection et commentaire Jean-Luc
Dron
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Dispensaire, Hôpital général canadien no 2, Le Tréport, France
1917
Un sergent non identifié en compagnie d'un chien portant un insigne de la Croix-Rouge, Hôpital général canadien no 2, Le Tréport, France
1917

Lingeries, Hôpital général canadien no 2, Le Tréport, France
1917
Armoires ou éclisses de la Croix-Rouge faits sur commande !
Personnel et patients à l'extérieur de la tente de l'atelier de réparation, Hôpital général canadien no 2, Le Tréport, France
1917

« Les épouses des officiers mangent des puddings et des tartes, mais les épouses des soldats mangent de la bouillie! »
Patients en train de manger à des tables à l'extérieur, Hôpital général canadien no 2, Le Tréport, France
Jérôme Maes vient de publier une histoire méconnue des lougres tréportais, ces bateaux trois mâts utilisés pour la pêche avant les chalutiers.
Jérôme Maes vient de publier dans la revue « Chasse Marée » une étude sur l'histoire des lougres tréportais. Ce bateau, ancêtre du chalutier, a fait les beaux jours de la pêche à la fin du XIXe siècle.
La courte histoire des lougres tréportais n'avait semble-t-il jamais été contée. Ce bateau de pêche de trois mâts, gréé au tiers, ancêtre du chalutier, vient de faire l'objet d'une étude détaillée de Jérôme Maes dans la revue Chasse Marée.
Historien local, même s'il récuse cette qualité, le secrétaire général de la mairie de Woincourt avait déjà publié, en 2004, un article sur Jean Conseil, l'inventeur tréportais des engins submersibles. Jules Verne, en forme de clin d'œil, donnera d'ailleurs le nom de Conseil au valet du professeur Aronnax, dans Vingt mille lieux sous les mers.
En juin 2006, autre article, cette fois-ci, sur l'échouement du Psyché, en 1880.
Les lougres révèlent, pour leur, part une histoire méconnue de la pêche au Tréport.
« De 1870 à 1889, Le Tréport enregistre quarante-huit inscriptions de lougres, dont plus de la moitié est construit sur place. La généralisation du chalut sonne leur glas. Autant, ce gréement à trois mâts courts, aisément abattables, se justifiait pour travailler la désure (les filets dérivants), autant il paraît inadapté pour traîner un engin sur le fond. À partir de 1880, les armateurs abandonnent le lougre », note Jérôme Maes, qui a dressé la biographie des armateurs.
« Numa Flouest disparaît en juin 1880, François Alexandre Papin deux mois plus tard. Le 24 mai 1891, l'armement Lemaire Duponchel est déclaré en état de liquidation judiciaire. Sa flotte de dix bateaux sera mise en vente deux mois plus tard. Zéraphin Levillain prend la suite de son père, Charles Alphonse, décédé en 1885. »
L'espérance de vie des lougres du Tréport ne dépassait pas douze ans
Au cours de ses recherches, Jérôme Maes prend contact avec Daniel Levillain, le patron de l'hôtel de Calais, descendant d'un armateur. Bonne pêche ! Ce dernier est en possession de deux cartons qui contiennent tous les comptes d'exploitations des bateaux et les factures.
Autre coup de chance : Jérôme Maes met la main sur sept plans de bateaux, construits entre 1855 et 1895, parfaitement conservés, dans les archives municipales et surtout sur des plans de lougres, tous construits au Tréport, entre 1855 et 1883. Il ne lui reste plus qu'à se mettre au travail. Mais avant de passer à la rédaction de son article, il lui faut consulter les archives du service historique de défense, échelon marine, afin de recueillir les matricules des gens de mer et les listings des bateaux.
Ses vacances sont donc programmées : ce sera Cherbourg et ses environs durant une semaine.
Les lougres du Tréport, dont l'espérance de vie ne dépassait pas douze ans, n'apparaissaient dans le port que sur de très vielles cartes postales. Ils émergent de nouveau, grâce à cette étude, qui met en évidence la longue et riche histoire de la pêche, ses évolutions, ses techniques et ses drames.
À la veille de la Première Guerre mondiale, seuls deux grands armateurs subsistent au Tréport : Albert
Criquelion et Victor Lameille. Le premier lance sa dernière barque en 1911. Le second se tourne vers les chalutiers à vapeur. Albert Criquelion sera élu maire du Tréport en 1912. Il décède en
1914. La municipalité vient de décider de restaurer sa tombe. Une autre histoire.
De notre correspondant JACKY MAUSSION
http://www.courrier-picard.fr/
Revue Chasse marée nº 214, disponible dans toutes les librairies. Prix : 10 €
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